Le projet


Cygéria

L’objectif du projet est de se positionner dans une démarche d’écoconception, répondant aux 4 aspects suivants, afin d’être économiquement viable, faisable techniquement, respectueux de l’environnement et répondant à des attentes clients.

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Le projet Cygéria

SAS avec 3 dirigeants : Marie Chancerel, Sébastien Faure et Philippe Chancerel, plus une partie agricole comme cotisant solidaire réalisée par Marie Chancerel et Sébastien Faure. Toute la production agricole sera cédée à la SAS qui en assurera le stockage, la transformation s’il y a et la vente.

Ce projet se place dans une démarche globale de production agricole expérimentale sur 1Ha de terrain, respectueuse de l’environnement (sans intrants chimiques), à impact carbone raisonné, voire positif ; en préférant la qualité et la diversité des productions aux rendements en monoculture.

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Suite à cette production, les produits pourront être vendus directement au consommateur sur la micro-ferme. Les invendus seront transformés afin qu’ils ne deviennent pas des déchets, mais qu’ils soient une matière première créatrice de valeur.

En parallèle, les déchets organiques seront ajoutés aux déchets verts de notre voisin paysagiste afin de réaliser un compost qui sera utilisé sur l’exploitation comme amendement organique. Ce paillage sera complété de miscanthus produit sur l’exploitation.

En plus de ces activités, l’entreprise Cygéria gardera son volet conseil et formation autour de l’alimentaire : en hygiène, qualité, nutrition et innovation (qui existe déjà depuis 5 ans via l’entreprise individuelle Marie Chancerel). Y seront également intégrées des formations et ateliers sur la ferme autour des plantes, de nos expérimentations et de la cuisine santé.

Les produits de la ferme

Changement de paradigme agricole

« Produire mieux »
Produire mieux : meilleure qualité des produits (nutritionnelle, absence de produits de synthèse)

Récolter les fruits et légumes à maturité, avec un objectif de rendement associant une optimisation des volumes produits / surface et permettant également à chaque fruit / légume d’un même plant d’être bien concentré en nutriments.

Les productions seront réalisées sans apports de synthèse (absence d’utilisation de pesticides, d’engrais, …) ; les seuls apports seront un compost réalisé sur la ferme ainsi qu’un paillage réalisé sur la ferme également.

L’arrosage des plantes se fera au besoin, avec l’eau du puit présent sur le terrain.

Biomimétisme avec les systèmes de forêt primaire, abondantes : exemple de la forêt amazonienne

Travailler sur une base de diversité où les associations d’arbres, d’arbustes, de rampantes et de plantes racines se nourrissent mutuellement et permettent de rééquilibrer le sol sur le long terme pour avoir une abondance naturelle.

Pour cela, une grande partie de recherche et d’expérimentation sera nécessaire les premières années afin de recréer cet équilibre ; en sélectionnant les bonnes associations, permettant à chacune des plantes de trouver son équilibre.

Un travail complémentaire sera d’expérimenter la microfaune du sol, indispensable à un rééquilibrage des sols, à une bonne implantation des tissus racinaires (décompaction de la terre), et à la décomposition des matières organiques

Se baser sur le cycle du carbone afin d’avoir un modèle positif quant au bilan carbone

Repenser le modèle de culture sur le cycle du carbone comme facteur limitant et d’aide aux décisions, au lieu de penser à l’azote. Les apports en azote seront pensés à partir de purins d’ortie uniquement, lors des plantations ; ainsi que par le compost et le paillage utilisés sur les cultures.

Le non labour des sols permettra de ne pas libérer de carbone du sol. De plus cela empêchera le tassement de la terre, mauvais pour l’enracinement, et cela évitera de réinjecter à la surface les microorganismes anaérobies et d’enfouir les microorganismes aérobies, ne leur permettant plus de survivre, de se développer et d’avoir leur rôle au sein de l’écosystème sol (décomposition des matières organiques pour rendre disponibles leurs nutriments pour les plantes en développement).

Utilisation des fruits et légumes non calibrés, abîmés, « moches » pour en faire de la valeur avant qu’ils ne deviennent des déchets

Confitures auto pasteurisées
L’objectif est de transformer les fruits non vendus et allant d’abimer (fruits rouges, …) en confitures artisanales, autopasteurisées et empotées à chaud.

Bocaux stérilisés : soupes, purées, ratatouilles, …
Pour les légumes, et certains fruits (pommes, mangue, …) qui ne sont pas acides et qui ne seront pas sucrées (diminution de l’AW), une autopasteurisation n’est pas envisageable. Un traitement thermique de stérilisation des produits en autoclave est nécessaire pour garantir la conservation des produits transformés.

Légumes épluchés, cubés, blanchis, conditionnés sous vide et surgelés
Une autre voie de conservation des légumes envisagée est la préparation (lavage, blanchiment, épluchage, découpe) en vue d’une mise sous vide pour une conservation en surgelé. Cela permet d’avoir des légumes « frais » toute l’année, et déjà prêts à l’emploi pour les consommateurs.

Conserves de légumes fermentés
La dernière voie envisagée est la fermentation lactique ou acétique des légumes et condiments (piments, cornichons, courgettes, …) dont l’objectif premier est de permettre une bonne conservation des aliments, sans utilisation de technologie coûteuse et énergivore. Les bactéries lactiques jouent un rôle fondamental dans l’inhibition des flores pathogènes de part l’acidification du produit entrainée par leur développement (pH final entre 3 et 4,5) et de part les acides lactiques et acétiques qu’elles produisent qui sont des inhibiteurs du développement de certaines flores. Cette méthode de conservation présente également des intérêts nutritionnels pour les produits : La fermentation est l’utilisation d’un substrat alimentaire par des microorganismes (bactéries, levures, moisissures) dont les enzymes hydrolysent les polysaccharides, protéines et lipides en produits / molécules conférant aux aliments finis leurs qualités nutritionnelles et organoleptiques. Ce sont des réactions d’oxydoréduction se produisant à l’abri de l’air et qui dégagent peu d’énergie.

Utilisation des déchets issus des transformations pour réaliser du compost qui sera réinjecté dans les systèmes de culture

Les déchets organiques seront ajoutés aux déchets verts de notre voisin paysagiste afin de réaliser un compost qui sera utilisé sur l’exploitation comme amendement organique. Le paillage sera réalisé à partir de miscanthus produit sur l’exploitation, et servant également de brise vent sur la partie est de la parcelle.